Partager l'article ! 2 _ L’apprentissage ...: &nbs ...
JezePassion
Après cette réussite au code, j'ai donc bien sur pris rendez-vous avec le
moniteur de la moto école (Alain) pour un premier contact: présentation, paperasses administratives et prises de rendez-vous (certains diront que j'aurais pu le faire un peu plus tôt, mais
c'est volontairement que je n'ai pas voulu mélanger leçons de code et plateau ... faut trouver le temps pour tout faire
).
Début Juin, première leçon: après une petite discussion sur le déroulement de la matinée, Alain me dit:
_" équipes toi et en piste"
Petite montée d'adrénaline.
_ " Mais pour commencer, tu prends la 125 cm3 "
Moi qui croyait attaquer immédiatement par la 500 (Honda CBF 500)
. Après réflexion ce n'était pas plus mal de commencer petit car je n'avais jamais piloté de deux roues à vitesse.
J'ai donc enfourché la petite 125 et après de nouvelles explications (démarrage, passage de vitesse, utilisation des freins ....), je me suis amusé pendant environ 1 heure à faire des ronds et des huit autour de cônes plastiques, et tout ça sous l'oeil attentif d'Alain qui surveillait de près ma lente progression.
Quand je pense qu'avec mon permis B, j'avais le droit d'acheter et de piloter
une 125 cm3 sans formation.
Je me serais planté immédiatement en sortant de chez le vendeur (avec le permis B on
n'apprend aucune manoeuvre d'évitement, on n'apprend pas les bases du freinage d'urgence...) tandis qu'à la moto école, on nous explique qu'il ne faut jamais regarder sa roue AV mais regarder
là où on veut que la moto aille, ce n'ait pas du pipeau, j'ai testé. Autre chose importante qu'on nous rabâche aussi: ne jamais freiner du frein Av en faisant le 1/2 tour sous peine de coucher
la moto, ça aussi j'ai beaucoup testé
. Que de mauvais réflexes à oublier en peu de temps. Après la pose café
du milieu de matinée, Alain me demande d'enfourcher une des 500 CBF. Yes, yes , yes !!! Je vais enfin apprendre à devenir motard
.
Mais là on ne rigole plus. Une fois installé sur la 500 CBF, je suis surpris par le gabarit et surtout pas le poids de la moto (200 kg). Ce 1er cours consiste à débrayer, passer la première, accélérer tranquillement en passant les trois premiers rapports. Le cours se déroule sur le circuit rapide adapté à mon niveau de débutant, passage entre les cônes (1 sur 2 pour commencer), sans rien toucher et à vitesse réduite. Les explications et conseils d’Alain continuent sur la nécessité de regarder le plus loin possible et de bien tourner la tête pour le demi-tour, le haut du corps droit, la décontraction, les jambes serrées autour du réservoir…. Au bout de trois passages je laisse la machine à un autre apprenti motard qui lui aussi part pour trois passages (Alain nous fait travailler de cette façon car cela nous permet de nous décontracter, de ne pas nous lasser, de ne pas trop fatiguer).
La fin de cette première matinée a donc servis à la prise en main de la moto.
Arrêt, démarrage, freinage, 1/2 tours en bout de piste et un petit peu de slalom, m'a permis de me familiariser un peu plus avec la moto et à son poids. Pas évident cette première leçon, mais
je suis rentré à mon domicile heureux, heureux, heureux
.
La leçon suivante, j’ai été mis de suite dans le bain. Directement sur la lente avec ses cônes et ces piquets. Slalom, demi-tours sont au menu de cette 1ère heure de leçon. Pas évident de ne pas renverser les cônes plastiques. Après la pose, Alain nous fait reprendre sur un des circuits rapides mais toujours adapté à mon niveau. Les demi-tours et moi, nous ne sommes trop copain : couchage de moto ou pied à terre due à une vitesse trop rapide ou à un freinage du frein av et cela malgré les explications. Mais ça va venir et surtout ne pas se décourager, comme on dit chaque chose en son temps. Alors patience…
Je ne vais pas détailler chaque leçon pour plusieurs raisons. La première c’est que je ne m’en souviens pas plus que ça et que je n’ai pris aucune note au jour le jour ou plutôt à chaque leçon. D’ailleurs il y a un très beau reportage ici (http://www.lerepairedesmotards.com/reportages/permis-moto )
Les cours de plateau vont se succéder au rythme de plusieurs heures par semaine. Pas très exaltant, plutôt rébarbatif. Répéter toujours les mêmes gestes et monter régulièrement dans la difficulté technique. Cet apprentissage est une affaire de concentration et de rigueur et pas vraiment une partie de rigolade. Les heures de plateau s’enchaînent, semaine après semaine. La progression se fait lentement mais surement. Parcours lent au ralenti entre les obstacles, avec ou sans passager, freinage d’urgence en troisième, évitement, rétrogradage en cascade, slaloms, position sur la moto, travailler le regard, apprendre à bien tourner la tête …etc. etc. Puis il y a aussi le stress du chrono où on doit faire le parcours rapide en moins de 22 secondes. Pas assez rapide et du dur de grappiller ces fameuses secondes manquantes.
Toutes ces leçons m’ont permis d’apprendre à maîtriser la moto pour acquérir la maîtrise nécessaire pour poursuivre la formation sur route et être prêt pour l’examen (le plateau). Il ne faut pas oublier aussi que pendant tout ce temps d’apprentissage il y a aussi ces fameuses 20 fiches à apprendre car le plateau se termine par une interrogation orale. Evidemment il n’est pas nécessaire de les connaître par cœur, mais simplement pouvoir parler du sujet tiré au sort pendant quelques minutes.
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