Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 21:33
Gamin déjà je voulais être motard ...
        La vie en a décidé autrement et j'ai dû attendre ma 47 ème année pour passer le permis. Mais cela n'a pas été si facile. Passer son permis moto la quarantaine passé, et alors? il n'y a pas d'age pour ce faire plaisir.
Les discutions avec les collègues de boulot Bertrand et Pierrot,  motard eux-mêmes, faisait  vivre en moi cette passion renaissante de chevaucher un jour un deux roues motorisé (merci à eux deux  de m’avoir, sans le savoir et sans le vouloir, motivé de jour en jour pour franchir le pas ).
          La première chose à faire, et pas la moindre, a été de convaincre ma chère et tendre épouse  ainsi que mes trois enfants (surtout ma fille aînée) de ce besoin que j'avais en moi de passer le permis A. Et à chaque fois le même refrain résonnait à mes oreilles:
_ "c'est dangereux et puis ça ne sert à rien, il y a encore la maison à finir de payer, et les études des enfants ...etc...etc...."
           Mais je ne voulais rien entendre, bien que quelque part en moi j'y adhérais quand même un peu car c'était pas totalement faux  .Je les ai bassiné avec ça pendant au moins une année et puis un beau jour une petite voix me dit:
_" pourquoi ne vas-tu pas te renseigner pour ton permis moto"
           Quoi? Comment?   Je ne rêvais donc pas. J'avais  la bénédiction de ma femme et j'allais enfin pouvoir assouvir un vieux rêve d'enfant et cela avec le feu vert de tout mes proches.
Alléluia! que la vie était belle. Je crois même que sur le moment j'ai dû lui faire répéter sa phrase tellement que c'était inattendu. Mon entêtement avait fini par payer (messieurs si vous lisez ceci, sachez que le temps travaille toujours en notre faveur)  .
           Sur les conseils de Bertrand, je franchis donc la porte de la moto école SECCAM de Cherbourg   ( http://www.seccam-autoecole.com/ ) bien déterminé à m’inscrire enfin au Permis A. Ainsi après les formalités d'usage (présentations du permis avec les différentes formules), le 10 avril 2006 je signais donc le contrat de formation pour un forfait illimité... en sachant que le code était à repasser (+ de 5 ans de permis).
Les semaines suivantes je me mis donc à lire et relire le fameux bouquin de code qui était devenu mon livre de chevet (voir même un ami inséparable car partout où j'allais il m'accompagnait).
Les heures passées sur mon PC à visionner le CD du code de la route, venaient en complémentarité de ma formation diapo de la moto école  . On aura beau dire que c'est un bourrage de crâne, mais il est vrai que ça s'avère très efficace. Et rien ne remplace les conseils du formateur pour nous faire comprendre les subtilités de certaines situations rencontrées sur les diapos et donc d’éviter certains pièges (et croyez moi, il y en a pas mal). Et puis après tout, faut savoir ce qu'on veut...
           Fin Mai 2006 (je ne me souviens plus de la date exacte), me sentant enfin prêt pour l'examen de code, je me présentais donc, stressé et avec un trac indéfinissable, à  la salle d'examen. Une fois placé et après avoir reçu les explications et les recommandation nécessaires sur le déroulement de l'examen, les premères diapos arrivent à un rythme régulier. Ensuite tout s'enchaîne très vite. Adieu le trac et bienvenue au doute que laisse planer chaque diapo....
Plus d'une heure après, le verdict tomba après avoir connecté mon boîtier à l’ordinateur de l'examinatrice. Une voix féminine et autoritaire me dit :
_" Monsieur, vous êtes reçu "
Une fois sorti de la salle, je pouvais enfin laisser éclater ma joie et pousser un grand OUF de soulagement. Je venais de passer la première épreuve de ce long parcours qui devait m'emmener jusqu'à la quête du fameux sésame.
           Mais ce n’était que le début, et le passage obligé, d’une belle histoire
Par Jeze
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 11:33
         

          Après cette réussite au code, j'ai donc bien sur pris rendez-vous avec le moniteur de la moto école (Alain) pour un premier contact: présentation, paperasses administratives et prises de rendez-vous (certains diront que j'aurais pu le faire un peu plus tôt, mais c'est volontairement que je n'ai pas voulu mélanger leçons de code et plateau ... faut trouver le temps pour tout faire ).

          Début Juin, première leçon: après une petite discussion sur le déroulement de la matinée, Alain me dit:

_" équipes toi et en piste"

Petite montée d'adrénaline.

_ " Mais pour commencer, tu  prends la 125 cm3 "

          Moi qui croyait attaquer immédiatement par la 500 (Honda CBF 500) . Après réflexion ce n'était pas plus mal de commencer petit car je n'avais jamais piloté de deux roues à vitesse.

          J'ai donc enfourché la petite 125 et après  de nouvelles explications (démarrage, passage de vitesse, utilisation des freins ....), je me suis amusé pendant environ 1 heure à faire des ronds et des huit autour de cônes plastiques, et tout ça sous l'oeil attentif d'Alain qui surveillait de près ma lente progression.

          Quand je pense qu'avec mon permis B, j'avais le droit d'acheter et de piloter une 125 cm3 sans formation. Je me serais planté immédiatement en sortant de chez le vendeur (avec le permis B on n'apprend aucune manoeuvre d'évitement, on n'apprend pas les bases du freinage d'urgence...) tandis qu'à la moto école, on nous explique qu'il ne faut jamais regarder sa roue AV mais regarder là où on veut que la moto aille, ce n'ait pas du pipeau, j'ai testé. Autre chose importante qu'on nous rabâche aussi: ne jamais freiner du frein Av en faisant le 1/2 tour sous peine de coucher la moto, ça aussi j'ai  beaucoup testé . Que de mauvais réflexes à oublier en peu de temps. Après la pose café du milieu de matinée, Alain me demande d'enfourcher une des 500 CBF. Yes, yes , yes !!! Je vais enfin apprendre à devenir motard.

          Mais là on ne rigole plus. Une fois installé sur la 500 CBF, je suis surpris par le gabarit et surtout pas le poids de la moto (200 kg). Ce 1er cours consiste à débrayer, passer la première, accélérer tranquillement en passant les trois premiers rapports. Le cours se déroule sur le circuit rapide adapté à mon niveau de débutant, passage entre les cônes (1 sur 2 pour commencer), sans rien toucher et à vitesse réduite. Les explications et conseils d’Alain  continuent sur la nécessité de regarder le plus loin possible et de bien tourner la tête pour le demi-tour, le haut du corps droit, la décontraction, les jambes serrées autour du réservoir…. Au bout de trois passages je laisse la machine à un autre apprenti motard qui lui aussi part pour trois passages (Alain nous fait travailler de cette façon car cela nous permet de nous décontracter, de ne pas nous lasser, de ne pas trop fatiguer).

          La fin de cette première matinée a donc servis à la prise en main de la moto. Arrêt, démarrage, freinage, 1/2 tours en bout de piste et un petit peu de slalom, m'a permis de me familiariser un peu plus avec la moto et à son poids. Pas évident cette première leçon, mais je suis rentré à mon domicile heureux, heureux, heureux.

          La leçon suivante, j’ai été mis de suite dans le bain. Directement sur la lente avec ses cônes et ces piquets. Slalom, demi-tours sont au menu de cette 1ère heure de leçon. Pas évident de ne pas renverser les cônes plastiques. Après la pose, Alain nous fait reprendre sur un des circuits rapides mais toujours adapté à mon niveau. Les demi-tours et moi, nous ne sommes trop copain : couchage de moto ou pied à terre due à une vitesse trop rapide  ou à un freinage du frein av et cela malgré les explications. Mais ça va venir et surtout ne pas se décourager, comme on dit chaque chose en son temps. Alors patience…

          Je ne vais pas détailler chaque leçon pour plusieurs raisons. La première c’est que je ne m’en souviens pas plus que ça et que je n’ai pris aucune note au jour le jour ou plutôt à chaque leçon. D’ailleurs il y a un très beau reportage ici (http://www.lerepairedesmotards.com/reportages/permis-moto )

          Les cours de plateau vont se succéder au rythme de  plusieurs heures par semaine. Pas très exaltant, plutôt rébarbatif. Répéter toujours les mêmes gestes et monter régulièrement dans la difficulté technique. Cet apprentissage est une affaire de concentration et de rigueur et pas vraiment une partie de rigolade. Les heures de plateau s’enchaînent, semaine après semaine. La progression se fait lentement mais surement. Parcours lent au ralenti entre les obstacles, avec ou sans passager, freinage d’urgence en troisième, évitement, rétrogradage en cascade, slaloms, position sur la moto, travailler le regard, apprendre à bien tourner la tête …etc. etc. Puis il y a aussi le stress du chrono où on doit faire le parcours rapide en moins de 22 secondes. Pas assez rapide et du dur de grappiller ces fameuses secondes manquantes.

          Toutes ces leçons m’ont permis  d’apprendre à maîtriser la moto pour acquérir la maîtrise nécessaire pour poursuivre la formation sur route et être prêt pour l’examen (le plateau). Il ne faut pas oublier aussi que pendant tout ce temps d’apprentissage il y a aussi ces fameuses 20 fiches à apprendre car le plateau se termine par une interrogation orale. Evidemment il n’est pas nécessaire de les connaître par cœur, mais simplement pouvoir parler du sujet tiré au sort pendant quelques minutes.

Par Jeze
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 00:41

Le plateau…

          Le grand jour, le jour J arrive enfin … Après le code en poche (qui n’est pas non plus le plus facile à obtenir), voici qu’arrive enfin ce fameux plateau. Les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer .
          L’ambiance n’est pas des plus rigolardes, mais on essaye avec mes compagnons de galère de se dire qu’il ne s’agit que d’un permis d’agrément. Quoi qu’il en soit, la tension est là. Il va falloir réussir les 3 parcours (à pied en poussant la moto et ses 200 kg, le parcours lent avec passager et la rapide contre le chrono) sans oublier l’interrogation orale sur la fiche tirée au sort…L’après midi s’annonce stressante.





<=== La première épreuve qui consiste à faire un petit parcours en poussant la moto autour de cônes suivi  du contrôle de la moto suivant la fiche tirée au sort n'a été qu'une formalité

          .
         






          La deuxième épreuve appelé aussi "parcourt lent" n'est pas une épreuve très difficile. Il s'agit également d'effectuer un petit parcours au ralenti autour de plots mais cette fois ci en chevauchant la moto et sans oublier de prendre un passager (souvent le moniteur moto-école) pour le retour. Je m'en suis également bien sorti .=============================================================>>


Ensuite vient le tour de l'épreuve peut être la plus redoutée de tous les candidats. Après des heures et des heures d'entraînement il ne faut surtout pas la rater. Une épreuve à vitesse soutenue car chronométrée avec un démarrage rapide pour arriver le plus vite possible en 3ème. Le slalom se présente à nous et on balance la moto d'un coté à l'autre avant d'arriver en bout de piste pour le demi-tour sans poser les pieds au sol. Accélération et retour à  vitesse constante entre les plots pour finir par un évitement du genre une portière de voiture qui s'ouvre soudainement (c’était l'épreuve du jour) . L'évitement réalisé sans toucher de plots, il nous reste quelques mètres pour s'arrêter et pour connaître les résultats. Et là le cœur palpite le temps que l'examinateur arrive jusqu'à nous pour nous donner le résultat.
          Pour la dernière épreuve devant l'examinateur, j'ai eu l'impression de revenir de nombreuses années en arrière du temps où j'étais encore lycéen
. En effet cette épreuve se passe en tête à tête avec l'examinateur pour un oral d'environ de 5 mn sur une des fameuses 20 fiches tirée au sort. Je suis tombé sur la  fiche Moto pratique / Moto Loisir  un cadeau du ciel quand on connait le contenu de certaines fiches.
          Puis l'examinateur me montre un l'image d'un panneau de signalisation et comme le code est encore suffisamment récent dans ma mémoire, je m'acquitte facilement de ce dernier piège de la journée.
Il m’a quand même fallu 3 passages pour le décrocher le plateau  (les deux premières fois j’ai lamentablement échoué sur le parcours rapide). Je ne vous narrais pas les détails de ces passages ici, ce serait trop long et je n’ai point envie d’écrire un roman (mais si l’occasion se présente pourquoi pas autour d’un verre, ce serait beaucoup plus sympa pour raconter les anecdotes…et en rire). Après le code et maintenant le plateau, il ne me restait plus que l'épreuve de circulation... quand on vous dit que le permis moto est tout sauf une sinécure
.

 

La circulation ...

          Il aura fallut attendre quelques semaines avant de se présenter au dernier étage de cette exigeante formation

          Le matin de l'examen, Alain le moniteur nous envoie (moi et mes collègues de galère) sur Carentan, histoire de repérer une dernière fois les lieux et nous donner les derniers conseils pour éviter les quelques pièges possibles: respectez bien le code de la route, ne roulez pas trop vite ni trop lentement, pas d'imprudence, regardez bien dans vos rétro et tournez la tête .... La tension est moins forte que pour l'épreuve du plateau mais elle est quand même présente.

          Une demi-heure de conduite sous les ordres de l'inspecteur qui nous suit dans la voiture de l'auto-école. Les instructions sont donné par l'oreillette glissée dans le casque (pas toujours formidable la transmission, mais faut faire avec  ).

          Je suis le deuxième à passer. Je respecte les règles de circulation, la vitesse. Le tout est de rouler ni trop lentement ni trop rapidement, en s'adaptant aux conditions de circulation. Tout se passe plutôt bien pour moi.

          La circulation a été une formalité. Nous étions 4 à passer et ce fut 100% de réussite. C'était pas gagné, mais c'est tellement bon quand on arrive au bout.

          Et ce jour là (18 Octobre 2006) fut un « nouveau meilleur jour de ma vie ». Maintenant une autre épreuve m’attendait, bien beaucoup plus sympathique : le choix et l’achat de la moto  .

Par Jeze
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 22:52
J'ai déboursé 807 € pour le permis et 419 € de vêtements, pour un total de 1226 €  

_ 15 € ==> frais de dossier + livret formation

_ 700 € => leçons illimités + première présentation Plateau et circulation incluse

_ 92 € ==> représentations Plateau (2 X 46 €)
_ Casque 195 €

_ Gants 35 €

_ Chaussures 59 €

_ Veste 130 €


... reste encore à acheter la machine ...

Par Jeze
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 19:01

Le choix de la moto :

 

Choisir sa moto n’étant pas toujours évident, j’y ai bien sûr beaucoup réfléchi.

Etant débutant même avec le permis en poche, je devais encore apprendre à maitriser différents paramètres comme : vitesse,  freinage,  duo, poids de la moto etc.. Je devais garder la tête froide le temps d’apprendre découverte progressive du plaisir de conduire. Bref pas facile de trouver le bon compromis entre puissance, cylindrée…Je devais donc me poser les bonnes questions concernant l'achat de sa moto. 

Neuf ou occasion ? Et surtout quel modèle choisir en fonction de mes besoins ?

 

Le prix étant un des facteurs déterminant de mon choix, je me suis dirigé très rapidement pour un modèle d’occasion. Ensuite je désirais, pour une question de sécurité, un modèle possédant l’ABS. Le choix devenait plus restreint et cela quelque part facilitait la décision finale.


Pour la puissance une moto trop puissante pour débuter n'était pas vraiment une bonne idée. Ayant passé le permis sur une 500 (Honda 500 CBF) je me suis aperçu que pour débuter la moyenne cylindrée me convenait. Après en avoir discuté avec mon moniteur et voulant faire également du duo à l’occasion, il me conseilla de prendre au minimum un 600 cc.

Que voulais-je faire de ma moto? Tout simplement aller au boulot avec et également partir en balade. Pas vraiment des périples au long cours, mais j’en voulais une qui soit capable d'emporter des bagages et ayant un minimum de protection (saute vent, bulle ou carénée pour être un minimum protégé de la pluie, des moucherons...). Il me fallait aussi une moto sur laquelle la position de conduite me convienne, une moto sur laquelle je puisse me sentir à l’aise sans risquer d’avoir  mal aux poignets, au dos. (Déjà rien que pour ça je bannissais les sportives pour leur position de conduite radicale et guère adaptées à un usage quotidien).

Bref après mettre posé toutes ces questions et lu énormément de revue spécialisées avec leurs tests et essais, après avoir navigué sur le net et participer  à des forums pour connaître l’avis et opinions de motard, et une fois éliminées toutes celles qui ne collaient pas avec mes critères, je me suis rendu compte que la moto sur laquelle j’avais appris et passé le permis me convenait avec juste un peu plus de puissance, une bulle et surtout l’ABS.

Mon choix ce fit donc sur la Honda 600 CBF S : une moto qui me convenait au niveau gabarit (poids et taille) et que je pouvais maîtriser sur tout revêtement (gravier, route mouillée…) sans oublier sa polyvalence.
Il me restait maintenant à éplucher les petites annonces pour dénicher la perle rare
Par Jeze
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Présentation

  • : JezePassion
  • JezePassion
  • : bonjour à toi, inconnu visiteur. Encore un blog qui parle de moto me diras-tu !!!! Oui, mais c'est le mien et j'en suis fier. Pourquoi ce blog? simplement parce que j'avais envie de partager une de mes passions, et si tu es là toi aussi, c'est que ce monde te plaît également... à moins que ça ne soit que de la curiosité. Bonne visite.
  • Retour à la page d'accueil
  • Partager ce blog
  • : Loisirs
  • : 10/12/2008

JezePassion Images Aléatoires

Créer un Blog

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus