
La vie en a décidé autrement et j'ai dû attendre ma 47 ème année pour passer le permis. Mais cela n'a pas été si facile. Passer son permis moto la quarantaine passé, et alors? il n'y a pas d'age pour ce faire plaisir.
Les discutions avec les collègues de boulot Bertrand et Pierrot, motard eux-mêmes, faisait vivre en moi cette passion renaissante de chevaucher un jour un deux roues motorisé (merci à eux deux de m’avoir, sans le savoir et sans le vouloir, motivé de jour en jour pour franchir le pas
).La première chose à faire, et pas la moindre, a été de convaincre ma chère et tendre épouse ainsi que mes trois enfants (surtout ma fille aînée) de ce besoin que j'avais en moi de passer le permis A. Et à chaque fois le même refrain résonnait à mes oreilles:
_ "c'est dangereux et puis ça ne sert à rien, il y a encore la maison à finir de payer, et les études des enfants ...etc...etc...."
Mais je ne voulais rien entendre, bien que quelque part en moi j'y adhérais quand même un peu car c'était pas totalement faux
.Je les ai bassiné avec ça pendant au
moins une année et puis un beau jour une petite voix me dit:_" pourquoi ne vas-tu pas te renseigner pour ton permis moto"
Je ne rêvais donc pas. J'avais la bénédiction de ma femme et j'allais enfin pouvoir assouvir un vieux rêve d'enfant et cela
avec le feu vert de tout mes proches.Alléluia! que la vie était belle. Je crois même que sur le moment j'ai dû lui faire répéter sa phrase tellement que c'était inattendu. Mon entêtement avait fini par payer (messieurs si vous lisez ceci, sachez que le temps travaille toujours en notre faveur)
.Sur les conseils de Bertrand, je franchis donc la porte de la moto école SECCAM de Cherbourg ( http://www.seccam-autoecole.com/
) bien déterminé à m’inscrire enfin au Permis A.
Ainsi après les formalités d'usage (présentations du permis avec les différentes
formules), le 10 avril 2006 je signais donc le contrat de formation pour un forfait illimité... en sachant que le code était à repasser (+ de 5 ans de permis).Les semaines suivantes je me mis donc à lire et relire le fameux bouquin de code qui était devenu mon livre de chevet (voir même un ami inséparable car partout où j'allais il m'accompagnait).
Les heures passées sur mon PC à visionner le CD du code de la route, venaient en complémentarité de ma formation diapo de la moto école
. On aura beau dire que c'est un bourrage de crâne, mais il est vrai que ça s'avère très
efficace. Et rien ne remplace les conseils du formateur pour nous faire comprendre les subtilités de certaines situations rencontrées sur les diapos et donc d’éviter certains pièges (et croyez
moi, il y en a pas mal). Et puis après tout, faut savoir ce qu'on veut... 
Fin Mai 2006 (je ne me souviens plus de la date exacte), me sentant enfin prêt pour l'examen de code, je me présentais donc, stressé et avec un trac indéfinissable, à la salle d'examen. Une fois placé et après avoir reçu les explications et les recommandation nécessaires sur le déroulement de l'examen, les premères diapos arrivent à un rythme régulier. Ensuite tout s'enchaîne très vite. Adieu le trac et bienvenue au doute que laisse planer chaque diapo....
Plus d'une heure après, le verdict tomba après avoir connecté mon boîtier à l’ordinateur de l'examinatrice. Une voix féminine et autoritaire me dit :

Mais ce n’était que le début, et le passage obligé, d’une belle histoire…
dans ma mémoire, je m'acquitte facilement de ce dernier piège de la journée.